Notre édito de lancement du blog
Le communalisme fait référence à la Déclaration au Peuple Français par les communes insurrectionnelles françaises en 1870-1871. La Commune de Paris fonde alors une organisation des communes administrées dans le cadre d’une démocratie directe. Cela se traduit aujourd’hui, par le concept d’Union Populaire .
Après les élections municipales 2026 où près de 70% de communes n’ont eu qu’une liste, la question du débat, base essentielle de l’exercice démocratique, est posée. Sans opposition au sein du conseil municipal, les décisions se prendront en «petit comité» sans véritable transparence. C’est pourquoi il est essentiel de retrouver cet esprit du communalisme cher à la Commune de Paris et qui a inspiré Jaurès.
Martel n’échappe pas à la règle avec un conseil municipal sans opposition. C’est pourquoi, il sera important qu’au cours de ce long mandat de sept ans, les Martelais-es puissent s’exprimer et donner leur avis sur les grands sujets majeurs auxquels la commune sera confrontée. Le recours au RIC (référendum d’initiative citoyenne) est donc impératif.
Dans la précédente mandature l’opposition s’était opposée à la vente du presbytère au Crédit Agricole et sa filiale en charge de l’optimisation fiscale. Elle avait aussi dénoncé la volonté du maire à privatiser l’ancien hospice et son aménagement par le biais d’une concession de 55 ans. Sur ce dernier sujet, par exemple, il est impensable que les Martelais-es ne soient pas consulté-s-es. Il en est de même sur des questions majeures comme la tarification de l’eau, sa qualité ou la gestion du patrimoine et du bien public notamment.
Ce groupe alimentera le débat public et l’expression démocratique dans l’esprit du communalisme cher à notre histoire.
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Pour une gestion des déchets à la hauteur de nos enjeux climatiques et environnementaux
Gestion des déchets : qui fait quoi ?
La gestion des déchets ménagers par les collectivités est un enjeu majeur, tant local que global, en raison de ses impacts environnementaux, sanitaires et sociaux. La manière dont les déchets sont collectés, triés, traités et valorisés influe directement sur la qualité de vie des habitants, la préservation des ressources et la lutte contre la pollution. Cette problématique s’inscrit dans la nécessaire transition écologique. Par exemple, le programme L’Avenir en commun (France Insoumise) propose de rendre le recyclage et le compostage des déchets organiques obligatoires.
Contexte local — Martel et le Lot
À Martel, la compétence « gestion des déchets » relève de CAUVALDOR ; le traitement, le recyclage (déchèterie), le compostage et l’élimination des déchets ultimes sont assurés par le SYDED (Syndicat départemental des déchets). Trois équipements de compostage collectif sont mis à la disposition des usagers. Ce dispositif réduit significativement la quantité de déchets collectés (économie de collecte) et valorise les matières organiques en amendement (compost).
Enjeux pour la collectivité et les citoyens
- Environnement : une gestion performante diminue les envois en décharge ou à l’incinération, limitant la pollution de l’eau, de l’air et des sols. Le tri sélectif augmente la recyclabilité des matériaux et soutient l’économie circulaire. Le compostage permet de produire des amendements, réduisant l’exploitation des ressources.
- Santé : une collecte et un traitement rigoureux préviennent la prolifération de nuisances et de risques sanitaires, notamment liés aux déchets organiques ou dangereux. Les collectivités doivent adapter les systèmes de collecte, sensibiliser les usagers et garantir des traitements sécurisés.
- Économie et gouvernance : la gestion des déchets représente un coût important pour la collectivité et les usagers (taxes dédiées). La transparence sur la stratégie et les coûts est indispensable.
Problématiques institutionnelles dans le Lot
La gestion des déchets dans le Lot souffre d’une complexité institutionnelle : commune, communauté de communes et département interviennent, souvent sans coordination suffisante. Cette superposition nuit à la lisibilité et à la transparence pour les citoyens, dilue les responsabilités et peut engendrer une opacité dans le financement et la répartition des compétences. En conséquence, la confiance des habitants et leur engagement peuvent diminuer.
Recommandations
Pour améliorer la clarté et l’efficacité : clarifier les rôles et responsabilités, simplifier la gouvernance, renforcer la coordination inter-institutionnelle, accroître la transparence financière et développer la communication et la participation citoyenne. Une gouvernance décentralisée, cohérente et transparente favorisera l’acceptation et l’implication collective dans une gestion durable des déchets.
Martel :
Après les élections les dossiers restent
Pendant toute la durée de la mandature précédente, l’opposition n’a eu cesse de défendre de nombreux dossiers et de combattre toute cession au privé, et notamment la vente de l’ancien hospice à une holding du Crédit Agricole chargée de l’optimisation fiscale - en clair, échapper à l’impôt et rémunérer les actionnaires.
Avec ce nouveau groupe, nous reviendrons vers vous pour qu’enfin cesse le trafic de transit des poids-lourds qui doivent impérativement prendre l’autoroute et les voies de dessertes aménagées.
Avec la politique du tout-tourisme que nous avons combattue, le trafic routier augmente considérablement au détriment de la sécurité et de la qualité de vie. La limitation des vitesses sur les entrées de ville et en intra-muros est une nécessité.
L’eau est un bien vital et essentiel. Les élus de l’opposition avaient proposé une tarification progressive avec les premiers m3 gratuits. Et concernant la qualité, la protection accrue des nappes phréatiques doit être une priorité sanitaire avec un refus des épandages de digestats de méthanisation et un élargissement des analyses et de contrôle des eaux.
Comme nous le rappelons dans l’édito, l’avenir de l’ancien hospice est un enjeu municipal majeur qui doit associer les Martelais-es pour la définition du projet et le choix des orientations. En effet, ce bâtiment doit s’inscrire dans un projet municipal public intégrant du locatif trans-générationnel et une vie associative.
Sans opposition, sans débat, il ne peut y avoir de vie démocratique. Redonnons à la commune son poids et son rôle institutionnel majeurs issus de notre histoire révolutionnaire et sans cesse défendus par Jean Jaurès. C’est le sens de notre engagement.
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Le Conseil municipal, observé depuis les places réservées au public, s’est réuni le jeudi 28 mai pour examiner principalement des dossiers financiers et désigner des représentants au sein de diverses instances.
Douze points figuraient à l’ordre du jour: ils ont été traités en moins d’une heure et votés à l’unanimité par les 14 conseillers présents (les cinq absents ayant donné procuration).
Cauvaldor :
On prend les mêmes et on continue
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Alors qu’un vent de «dégagisme» a balayé les municipales, la nomination des vices-présidences de Cauvaldor consacre la sauvegarde des baronnies en place et les ententes tacites entre la droite et une gauche «Delgaiste» prête à toutes les compromissions.
Aucune leçon du dernier scrutin n’a été tirée et nos édiles persistent à faire perdurer un système profondément rejeté par les Lotois-es. Avec la loi Notre mise en place par Hollande et la création des communautés de communes, nous avons assisté au transfert massif de compétences vers ces entités, comme Cauvaldor, privant ainsi les communes de nombreuses marges de manœuvre au détriment de la démocratie locale.
Comment s’étonner, qu’au niveau national plus de 75% des communes n’aient eu qu’une seule liste?
Comment s’étonner du taux élevé d’abstentions sur notre département et l’expression d’un profond mécontentement par des votes sanctions, ou quand c’était impossible, par un taux massif de blancs et nuls?
L’expression démocratique au plus près des gens est une exigence majeure. Nos institutions de la 5eme République sont à bout de souffle et la mise en place du nouvel exécutif de Cauvaldor en est l’expression.
Nous devons revenir à une organisation territoriale simple et lisible – Commune – Département – Etat qui redonne le pouvoir au citoyen et bannit le potentats locaux.
La mise en œuvre de la Sixième République défendue par la LFI, avec notamment le référendum d’initiative citoyenne ou la possibilité de révoquer les élu-es, est une exigence démocratique.